


Tradução de União da Ilha do Governador 2008
Conheça a obra "É hoje o dia!"
PT-BR
FR
Ma joie a traversé la mer
Et s'est ancrée au sambodrome
Faisant un débarquement fascinant
Au plus grand spectacle du monde
Serai-je le maître de cette fête ?
Un roi au milieu de ces gens si modestes
Je suis descendu du morro
Plein d'euphorie pour défiler
Le monde entier l'attend
Aujourd'hui, c'est le jour où le rire pleure
J'ai emmené mon samba pour que la mãe-de-santo le bénisse
Contre le mauvais œil je porte mon patuá
Je crois être le plus vaillant
Dans cette lutte du rocher contre la mer
C'est aujourd'hui le jour de la joie
Et la tristesse ne peut même pas penser à venir
Dis-moi, mon beau miroir
S'il y a sur la piste quelqu'un de plus heureux que moi
A minha alegria atravessou o mar
E ancorou na passarela
Fez um desembarque fascinante
No maior show da terra
Será que eu serei o dono dessa festa
Um rei no meio de uma gente tão modesta
Eu vim descendo a serra
Cheio de euforia para desfilar
O mundo inteiro espera
Hoje é dia do riso chorar
Levei o meu samba pra mãe de santo rezar
Contra o mau-olhado, carrego o meu patuá
Acredito ser o mais valente
Nessa luta do rochedo com o mar
É hoje o dia da alegria
E a tristeza nem pode pensar em chegar
Diga, espelho meu
Se há na avenida alguém mais feliz que eu?
GLOSSÁRIO
Sambodrome : Néologisme culturel conservé dans la traduction pour désigner la piste sacrée du défilé, l'Avenue Marquês de Sapucaí, un espace de célébration et de spectacle où s'ancre la joie du peuple.
Morro : Terme sociogéographique désignant les favelas et les communautés situées sur les collines. Ça représente le berceau de résistance et de culture d'où les sambistes descendent pour occuper la piste. Le mot reste intact pour marquer cette origine sociale et cette identité de résistance, privilégiant le terme original aux réductions bucoliques comme montagne ou colline.
Mãe-de-santo : Prêtresse suprême dans les religions afro-brésiliennes, le candomblé et l'umbanda, responsable des rituels et de l'orientation spirituelle de la communauté. Le terme figure en version originale car une traduction littérale, (mère de saint) affaiblirait son poids ancestral et son historique d'autorité religieuse.
Patuá : Objet consacré de protection spirituelle, fondamental dans les croyances afro-brésiliennes. Il s'agit d'un élément de fondement religieux qui surpasse la simple notion de porte-bonheur. Il est préparé et prié pour « fermer le corps » contre le mauvais œil.
Mon beau miroir : Référence ludique au conte de fées de Blanche-Neige. La traduction française adopte la formule classique « mon beau miroir ». Ce choix esthétique et spatial s'harmonise avec le défilé à ciel ouvert de la Sapucaí, préservant la liberté et la fluidité de l'avenue sans ériger de barrières de béton inexistantes.